Salah Laouar Abdelhamid
Le président de la Société algérienne de formation continue en cancérologie (SAFCC), le docteur Abdelhamid Salah Laouar, a souligné, lors des 2es Journées de Formations Continue en Cancérologie organisées ce dimanche à Tizi Ouzou, l’importance de la mise à niveau de tous les professionnels de la santé, à savoir, médecins, paramédicaux, oncopsychologues, personnels de l’administration et autres, pour, a-t-il dit, une lutte efficace contre le cancer du sein. «L’objectif est de former justement les professionnels de santé pour leur permettre d’avoir les connaissances nécessaires pour mieux diagnostiquer un cancer du sein, le diagnostiquer au stade précoce, reconnaître les premiers signes et symptômes et, connaître la démarche à suivre pour une meilleure prise en charge thérapeutique et psychologique des patients», a indiqué ce médecin. Cette mise à niveau qui a une importance capitale passe, a poursuivi le président de la SAFCC, par une formation continue, un partage des expériences et le travail de réseau.
Mais aussi, a-t-il ajouté, la promotion de la prévention qui doit être menée en direction des personnes ciblées et de la population en général, en impliquant les acteurs disposant d’une solide expérience et connaissant le terrain, et enfin, la sensibilisation sur les facteurs de risques et les bienfaits du dépistage pour gagner la bataille contre le cancer. «La lutte contre le cancer est une affaire de tous car tout le monde est ‘’cancer-né’’». Lorsque le cancer du sein est dépisté à un stade précoce et si des traitements appropriés sont disponibles, il y a de fortes chances qu’il puisse être soigné et guéri, a-t-il encore observé. A l’inverse, s’il est dépisté tardivement, il est fréquent que le traitement curatif ne soit plus possible et c’est justement ce caractérise le cancer du sein en Algérie, a-t-il ajouté. Mettant en avant l’absence d’information sur le dépistage et sa généralisation à l’ensemble du territoire national et, surtout à un diagnostic tardif de la maladie en raison d’une insuffisance dans la formation des professionnels de la santé d’une part et, l’anarchie dans la prise en charge ainsi que l’accès, difficile, aux soins. Pour le président de la SAFCC, cette situation peut changer, radicalement, si, a-t-il dit encore, si des programmes de santé publique appropriés sont mis en place et surtout de bien les appliquer d’autant que, a-t-il noté encore, nous disposons d’un Plan national cancer et d’une nouvelle loi sanitaire.
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Le 11 fév 2019 par A.S.L.

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