Lors de la réunion organisée le 1 décembre 2017 par le Dr Nawel BABA HAMED, Directrice Général Algérie des laboratoires Pierre Fabre, le Pr Aomar Ammar-Khoudja, du service de dermatologie du CHU Mustapha-Pacha d’Alger et président de la Société algérienne de dermatologie, esthétique et cosmétique (Sadec), a présenté les résultats de l’enquête épidémiologique visant à évaluer la prévalence, de décrire le profil des patients se déclarant comme souffrant actuellement d’acné, d’évaluer l’impact de différents facteurs de la vie quotidienne sur la survenue de l’acné et enfin d’étudier la perception des patients vis-à-vis des traitements de l’acné en Algérie.

Première en son genre en Algérie, cette étude réalisée par un organisme international indépendant et commandée par les laboratoires Pierre Fabre, a été menée dans 12 wilayas, elle a concerné un échantillon de 1 000 sujets répartis en 2 catégories d’âge, à savoir les 15-24 ans (500 sujets) et les 25-45 ans (500 sujets) sélectionnés selon la méthode des quotas par sexe (504 hommes et 496 femmes) et par âge (par tranches de 5 ans). Selon cette étude, 71% des jeunes âgés entre 15 et 24 ans souffrent d’acné en Algérie et qui touche préférentiellement les adolescents de 15 à 19 ans. Les résultats indiquent une prévalence de 40% chez les sujets âgés de 15 à 19 ans, 31% (19 à 24 ans), 15% (25 à 29 ans), 5,5% (30 à 34 ans), 5,5% (35 à 39 ans) et 3% (40 à 45 ans).

Parmi les personnes interrogées atteintes d’acné, 8% présentent une forme sévère. Les patients qui ont un acné actuellement le perçoivent comme un problème catastrophique dans 25% des cas, un problème majeur (29%), un problème mineur (33%) et pas du tout comme problème (13%). Cet acné entraine des sentiments d’angoisse ou d’inquiétude chez ¾ des patients vs ¼ chez les patients qui n’ont jamais eu d’acné.

L’étude a révélé ainsi que dans la population des 15-24 ans, l’activité physique est bien réduite et 22% ne pratiquent aucun sport, alors que 42% de la population âgée de 25 à 45 ans ne fait aucun sport. Une population, a révélé l’étude, qui est d’une corpulence à la limite du surpoids.

L’alimentation, en l’occurrence les fritures, est le premier facteur incriminé dans l’apparition de l’acné. Les sucreries de manière générale, le chocolat en particulier, viennent en second lieu, bien que, précise le Pr Ammar Khodja, rien ne prouve encore leur responsabilité dans l’apparition de l’acné.

Concernant la prise en charge, l’étude révèle qu’au début de l’acné, 37% des patients ne traitent pas leur acné, 4,5% des patients ne prennent pas le traitement prescrit. Sur les 12 derniers mois, 29% des patients ne traitent pas leur acné et 6,3% des patients ne prennent pas le traitement prescrit.

L’étude révèle qu’au total il y a une absence de prise en charge de l’acné dans 56% des cas, dans 5,6% des cas les sujet ont eu recours à un produit conseillé par le pharmacien, et dans 38,5% les sujets ont bénéficie d’une prise en charge médicale.

En conclusion, cette étude montre qu’en Algérie, l’acné concerne 60% des jeunes, 8% sont des acnés jugés sévères, et ¾ des patients sont inquiets ou angoissés. Par ailleurs aliments frits, chocolat, et sucreries sont des facteurs probables dans l’apparition de l’acné et enfin 35-40% sont des acnés non traités.

 

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Le 25 mai 2017 par A.S.L.

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