Incidence des infections nosocomiales à bactéries multi résistantes chez les prématurés hospitalisés au niveau de l’unité de néonatologie du CHU Hussein Dey (mars 2011- février 2013)

Le rapport 2014 de l’OMS sur la surveillance mondiale de la résistance aux antimicrobiens révèle que la résistance aux antibiotiques est une réalité partout dans le monde aujourd’hui, qui risque de compromettre notre capacité à traiter des infections courantes dans la communauté comme dans les hôpitaux [1] . L’utilisation massive et inappropriée des antibiotiques à l’hôpital, le manque d’hygiène avec le non respect de l’application des protocoles de soins et d’entretien, déterminent une pression de sélection formidable favorisant l’émergence des bactéries multi-résistantes (BMR). Chez les nouveaux nés, cette pression de sélection détermine une disparition de la flore saprophyte en faveur de BMR soit en portage, soit directement impliquées dans des processus pathogènes. Dans l’environnement, la pression de sélection exercée par les antibiotiques et les antiseptiques renforce l’émergence des bactéries les plus résistantes. Ces réservoirs de BMR environnementaux et humains conjugués aux nombreux facteurs de risque de transmission croisée des germes pathogènes, en milieu hospitalier (densité de population, soins fréquents, mobilité des malades dans la structure, relâchement dans le respect des protocoles de soin et d’entretien) favorisent l’implication des BMR dans les infections nosocomiales [2] .