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Deux nouvelles études (publiées sur les plateformes Medxriv) mettent en évidence un effet positif de l’utilisation de bains de bouche à base de chlorure de cétylpyridinium (CPC) pour réduire la charge virale du SARS-CoV-2.

La première a été menée in vitro par le laboratoire Microbac laboratories pour le compte d’Unilever Research Laboratories. « Dans cette première étude, les chercheurs ont testé leur bain de bouche à base de CPC sur un virus proche du SARS-Cov2, un bêta-coronavirus, responsable de rhinites. Ils ont démontré qu’avec une concentration de CPC à hauteur de 0,07 %, ils obtenaient une réduction de 99,9 % de la charge virale après 30 secondes de bain de bouche », explique le Pr Michel Sixou, Professeur en Santé Publique au département d’Épidémiologie et de Prévention de l’Université Paul Sabatier de Toulouse. « La salive peut contenir 10 millions de virus par ml de salive », rappelle le Pr Sixou. Par conséquent, réduire la charge virale buccale pourrait permettre de réduire la transmission de la Covid-19.

 

 

La deuxième étude a été réalisée à Singapour est a inclus 45 patients présentant tous des signes cliniques de Covid-19 et un test PCR positif à la Covid. Trois bains de bouche et un placebo ont été testés et la réduction de la charge virale ainsi que l’action dans le temps ont été mesurées. Le Pr Sixou précise que« L’étude montre que le bain de bouche à base de CPC a une meilleure efficacité que les autres pour réduire la charge virale et qu’il a une rémanence de 6 heures », Le Pr Sixou estime que malgré « la faiblesse de l’étude de Singapour est le nombre de sujets inclus dans cette étude, qui est très réduit, elle montre pour la première fois l’efficacité de ces produits dans une étude clinique ». Pour le Pr Sixou ces résultats ne sont pas surprenants : « Le fait que le CPC soit actif sur des virus à enveloppe n’est pas étonnant, car l’enveloppe des virus est constituée de phospholipides, que le CPC va venir casser. Le virus n’est alors plus capable de se fixer sur les cellules et perd ses capacités virales », développe le Pr Sixou qui ajoute que les résultats de ces études pourraient servir à compléter les gestes barrière en y ajoutant le bain de bouche. « Aujourd’hui, la problématique est de réduire la charge virale et chaque geste barrière est un élément qui peut y contribuer. Nous savons qu’un seul geste barrière ne peut pas réduire à lui seul la propagation de l’épidémie, en revanche en les combinant on peut réduire plus efficacement la charge virale. A ce titre, l’utilisation de bains de bouche à base de CPC pourrait être intéressante », conclut-il.

CPC
OMS
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Le 9 déc 2020 par A.S.L.

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