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Une mata-analyse, présentée lors du San Antonio Breast Cancer (Blondeaux E et al., abstr. GS3-04, congrès virtuel tenu du 8 au 11 décembre 2020) par l’équipe de M Lambertini, a revu 6 462 études relatives à la fertilité après un cancer du sein.

Les buts de cette méta-analyse étaient l’évaluation de la probabilité de grossesse après un cancer du sein comparée à la population générale, les caractéristiques de ces grossesses sur le plan obstétrical et l’impact de ces grossesses d’un point de vue oncologique.

Les résultats montrent que la probabilité d’une grossesse après traitement est significativement plus basse par rapport à la population générale avec un risque relatif de 0,40 (IC95% 0,32-0,49). Sur le plan obstétrical, le risque de césarienne s’avère augmenté (RR 1,14 ; IC95% 1,04-1,25) ainsi que celui de prématurité (RR 1,45 ; IC95% 1,11-1,88). Concernant la survie sans maladie, une grossesse après un cancer du sein n’est pas associée à une augmentation du risque de rechute comparativement aux femmes avec un antécédent de cancer au sein qui n’ont pas eu de grossesse. Les patientes ayant eu une grossesse n’avaient pas une moins bonne survie globale. Par ailleurs, M Lambertini et al. n’ont trouvé aucun effet délétère de la grossesse chez les patientes avec et sans envahissement ganglionnaire, chez les patientes ayant une mutation BRCA ou ayant reçu ou non une chimiothérapie.

En conclusion, cette méta-analyse démontre que la planification de grossesse après un cancer du sein est possible et par conséquence la préservation de la fertilité demeure une priorité dans la prise en charge des patientes jeunes en âge de procréer.

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Le 13 déc 2020 par A.S.L.

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