Monsieur le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique
ALGER – A l’occasion de la tenue de la conférence nationale des universités, le samedi 29 juillet 2017, Tahar Hadjar, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a annoncé que la refonte du système de formation et d'enseignement en sciences médicales entrera en vigueur à compter de la rentrée universitaire 2018-2019.
"La refonte du nouveau modèle d'enseignement dans les sciences médicales débutera à compter de la rentrée universitaire 2018-2019, alors que la prochaine rentrée (2017-2018) servira de préparation à cette refonte qui intervient après une réflexion de deux ans, menée par différents spécialistes et experts en la matière", a indiqué le secrétaire général du ministère, Mohamed-Salah Eddine Seddiki, dans une communication portant sur le thème "La refonte des études en sciences médicales".
Il a précisé que cette refonte "consiste en la révision progressive des contenus de la formation, en tenant compte des nouveaux besoins en santé", mettant l'accent sur "l'enrichissement du programme de normalisation du cadre des compétences".
Cette refonte tend aussi à "impliquer davantage" le ministère de la Santé dans la nouvelle organisation, ce qui devrait amener, a-t-il ajouté, les établissements de santé à "travailler en réseau afin de mieux maitriser les ressources humaines et améliorer la formation".
Par ailleurs, il a fait remarquer que cette refonte vise à permettre aux étudiants en sciences médicales à maîtriser les langues afin de "mieux assimiler les cours".
Des stages cliniques et une formation d'infirmier sont au programme de formation des étudiants qui disposeront notamment d'un carnet de stage, a encore expliqué M. Seddiki, soulignant que de nouveaux modules seront introduits dans le cursus des étudiants en sciences médicales.
Rappelant que la dernière réforme ayant touché le secteur remonte à l'année 1971, le SG du ministère a relevé, dans son exposé, "plusieurs insuffisances" dans le système actuel de formation, notamment avec "l'évolution des besoins en santé sous l'impulsion démographique".
Selon le même responsable, la formation actuelle en sciences médicales "n'a pas encore intégré les nouvelles spécialités en graduation pour faire face à la nouvelle transition, à savoir les cancers et les maladies chroniques", regrettant le fait que les programmes actuels "continuent de réserver une large part aux maladies en nette régression en Algérie et dans le monde".
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Le 5 aoû 2017 par A.S.L.

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